Pour faire face à un risque qualifié de « élevé », le préfet de l’Hérault a enclenché le dispositif rave bleue. Placée sous l’autorité du général Thomas Deprecq, cette opération mobilise d’importants moyens du groupement de gendarmerie afin d’empêcher l’installation de rassemblements festifs illégaux. Les maires du département sont appelés à la vigilance et invités à signaler tout comportement inhabituel sur les routes ou dans les zones naturelles.
Ce renforcement intervient alors que le week-end prolongé du 14 juillet, traditionnellement propice à l’organisation de rave-party, coïncide cette année avec un niveau de danger incendie particulièrement élevé. Fortes chaleurs, vent et sécheresse des végétaux après plusieurs jours de canicule augmentent considérablement le risque de départ de feu. La préfecture rappelle que 9 incendies sur 10 sont d’origine humaine.
Le préfet en appelle à la responsabilité des organisateurs
Les rave-party illégales sont interdites sur l’ensemble du territoire héraultais jusqu’au 31 décembre 2025. Cette interdiction vise à prévenir les troubles à la tranquillité publique, protéger les milieux naturels et garantir la sécurité des participants comme des riverains. Dans un département fortement exposé, une étincelle peut suffire à déclencher un feu de grande ampleur, mobilisant des moyens déjà sous tension.
Le préfet en appelle à la responsabilité des organisateurs comme des participants : outre leur caractère illégal, ces événements mettent en péril des zones agricoles, forestières et viticoles emblématiques de l’Hérault. La lutte contre ce type de rassemblements s’inscrit dans une volonté affirmée de préserver l’environnement et la sécurité de tous.





