Comme un rituel désormais bien installé à chaque fin d’année, l’État rappelle le cadre. À la veille du réveillon, la préfecture de l’Hérault a publié un arrêté interdisant l’organisation de “tout événement de type rave party” sur l’ensemble du territoire départemental. Si ces rassemblements sont déjà illégaux par nature, l’administration justifie cette décision par la persistance de pratiques à risques. En toile de fond : environnement, sécurité publique et coûts pour la collectivité.
Une “problématique persistante”
“L’organisation de rave partys demeure une problématique persistante dans le département de l’Hérault”, rappelle la préfecture dans son communiqué. L’État s’appuie notamment sur le rassemblement musical illicite de Nizas, les 7 et 8 juin 2025, qui avait réuni près de 3 000 participants.
Ces événements, parfois de grande ampleur – “jusqu’à 6 000 personnes” – se déroulent régulièrement dans des zones sensibles, notamment sur des sites classés Natura 2000.
Si le phénomène recule quantitativement, passant de 47 en 2023 à 17 en 2024, chaque rassemblement resterait lourd à gérer. La préfecture insiste, les conséquences sont multiples : atteintes graves à l’environnement, troubles à l’ordre public, nuisances pour les riverains, mais aussi risques importants pour la sécurité des personnes, en particulier en matière d’incendie et de santé publique, du fait de consommations excessives d’alcool et de stupéfiants.
Une stratégie de long terme
Face à ce constat, Chantal Mauchet, préfète de l’Hérault, a décidé de prolonger et de renforcer le dispositif. Par arrêté préfectoral pris le mardi 30 décembre, l’organisation de "tout événement de type rave party est interdite sur l’ensemble du département jusqu’à la fin de l’année 2026".
La mesure ne se limite pas aux rassemblements eux-mêmes. Elle s’accompagne également d’une interdiction du transport de matériel sonore de type “sound system” destiné à ces événements sur le réseau routier héraultais. Une manière de tarir la logistique en amont et de limiter les installations sauvages.





