Le préfet de l’Hérault, en coordination avec le procureur de la République, a lancé ce mardi 2 septembre une opération d’envergure dans le quartier de la Mosson. Inscrite dans le dispositif "Ville de sécurité renforcée", cette action vise à démanteler les réseaux de stupéfiants, assécher les circuits financiers liés au blanchiment et s’attaquer aux trafics illégaux via une série de contrôles ciblés.
Plus de cent policiers nationaux sont mobilisés, dont 60 CRS et 50 agents de la direction départementale de la police nationale. Policiers judiciaires, brigades canines, sécurité publique et police aux frontières se relaient sur le terrain, épaulés par la police municipale et la police des transports. Selon un communiqué de la préfecture, l’opération doit durer dix jours et repose sur une stratégie de "harcèlement" des trafics : fouilles de caves et de parties communes, démantèlement de squats, sécurisation de la voie publique et contrôles renforcés dans les transports en commun.
Les services de l’État, en lien avec l’URSSAF, la DDFIP, la DDPP et l’inspection du travail, ont également été mobilisés pour contrôler de nombreux commerces, parfois soupçonnés de servir de vitrines au blanchiment. Depuis février et la mise en place du dispositif à Montpellier, cinq fermetures administratives ont été prononcées dans le secteur Mosson-Celleneuve.
Ces mesures s’inscrivent dans une volonté affichée de briser "l’écosystème de la drogue ". Le préfet souligne que les nouveaux pouvoirs conférés par la loi renforcent l’efficacité de ces opérations : 13 interdictions de paraître dans des points de deal ont déjà été notifiées dans l’Hérault. "Tous les moyens sont utilisés pour stopper les trafics qui pourrissent la vie du quartier", affirme la préfecture.





