Hérault Tribune : Le premier ministre François Bayrou a inauguré le commissariat de la Mosson. C’est important de continuer la conversation avec l’État de manière décentralisée ?
Benoît Desmartin : C’est un commissariat flambant neuf. Il y a un mois, on inaugurait le commissariat de secteur centre juste devant la gare de Montpellier. À la Mosson, ce sont des conditions de travail exceptionnelles pour nos policiers, des conditions d’accueil pour nos concitoyens qui sont remarquables. Il est centré dans le quartier de la Paillade, ça participe de la rénovation du quartier.
Quelles sont les spécificités de ce commissariat ?
Je ne sais pas si on dit commissariat mixte ou partagé. Mais vous avez vu, il y a une aile réservée aux policiers municipaux, et l’autre est au bénéfice de policiers nationaux. Ça renforce notre partenariat avec la police municipale en termes d’échanges, de renseignements et de coordination des patrouilles. C’est ce qui se fait de mieux en 2025 en France on y gagne en efficacité et en efficience.
Comment fonctionne le partenariat entre police nationale et municipale ?
Le partenariat existe déjà : on a le partage des caméras de vidéo protection, on a le renvoi au sein du commissariat central de toutes les caméras de la ville. On a des relations quotidiennes et des réunions hebdomadaires. On a une convention de coordination qui fédère tout ça. Sur montpellier et sur les autres communes, on a d'excellents rapports avec les élus en charge de la sécurité et les directeurs des polices municipales.
Quels ont été vos échanges avec le premier ministre ?
On a visité le commissariat avec le premier ministre. Il a été étonné de la qualité du rendu immobilier avec la Métropole qui a investi 4 millions d’euros et des échanges avec les policiers qui prennent les plaintes et les référents scolaires. Il était très intéressé par ce qu’on met en place nous dans l’Hérault c’est à dire la sécurité du quotidien ou la proximité avec la population.
Que faites-vous localement entre la police et l’éducation ?
On a des référents scolaires dans chaque commissariat, c’est-à-dire des gens qui sont proches et au contact des établissements scolaires. On a une spécificité montpelliéraine : c’est notre centre loisir jeune, qui va bientôt s’appeler le centre loisir police qui est en plein dans la Mosson et qui s’occupe des jeunes des quartiers et du centre ville. Ces fonctionnaires de police qui s’occupent de cette mission, s’occupent des jeunes en difficulté en difficulté, en absentéisme scolaires ou exclus des établissements. Ils viennent passer leurs journées avec des policiers. Dans le cadre du rapprochement police-jeunes, c’est vraiment une satisfaction. L’été, on les prend en compte pour leur permettre d’avoir des activités nautiques à Villeneuve-lès-Maguelonepar exemple.





