Pouvez-vous vous présenter pour les Montpelliérains qui ne vous connaîtraient pas ? Quel est votre parcours professionnel et politique ?
J’ai toujours été entrepreneur dans ma vie. Je suis coach sportif et j’ai également une activité dans l’immobilier. Politiquement, je suis militant depuis plus de 30 ans. A 21 ans, j’étais à l’UMP. Je suis au Rassemblement national depuis cinq ans. J’ai été candidat deux fois sur des cantons de la métropole. J’étais sur la liste des régionales au Rassemblement national en 2021 avec Jean-Paul Garraud. J’ai aussi été sur une liste municipale à deux reprises, en 2014 et en 2020. En 2020, c’était la liste RN. En 2014, c’était la liste UDI. Je suis également le suppléant du député Charles Alloncle, député UDR. J’ai été chargé par la fédération locale de l’aider à remporter la neuvième circonscription, qui n’avait jamais été à droite de toute son histoire, et on a réussi à gagner.
D’où vous vient votre engagement politique et pourquoi souhaitez-vous être tête de liste à Montpellier ?
J’ai toujours été passionné par la politique. Quand j’étais enfant, mes parents ne me laissaient pas regarder les séries ou les films américains, qu’ils trouvaient souvent violents ou peu instructifs. J’avais surtout le droit de regarder des documentaires, des séries historiques ou des débats politiques télévisés. Mon père estimait que c’était plus instructif. J’ai commencé à regarder les débats politiques, parfois avec mon père, ceux de Jean-Marie Le Pen, de Jacques Chirac. J’ai trouvé ça très intéressant. Ensuite, j’ai milité à l’UMP sans ambition politique particulière. Montpellier m’a davantage intéressé à partir de 2012-2013, quand j’ai constaté qu’après la fin de Georges Frêche, la ville a commencé à se dégrader aux mains du Parti socialiste, notamment sur l’insécurité, la propreté et l’accessibilité. Tout ce qui faisait rêver Montpellier à l’époque de Georges Frêche, mais aussi de François Delmas, faisait beaucoup moins rêver et il fallait s’atteler à trouver une alternative pour rendre sa grandeur à la ville.
Quels constats vous ont particulièrement marqué ces dernières années ?
J’ai rencontré de nombreuses victimes de l’insécurité, mais aussi de la précarité. Des personnes cambriolées pour la troisième fois, des personnes qui se sont fait voler leur vélo six fois. Ces questions finissent par tout paralyser, y compris le social et l’écologie. Ce ne sont pas des considérations purement Rassemblement national.
Quels sont selon vous les principaux enjeux pour Montpellier ?
La sécurité, la propreté, la circulation, mais aussi l’emploi et la précarité. Ce sont deux très gros sujets. Si on prend le quartier de la Paillade, où il y a beaucoup de jeunesse, le chômage des jeunes atteint 43 %. On ne peut plus tolérer la précarité. Il est obligatoire pour le futur maire de Montpellier de créer des conditions pour que de l’emploi puisse se créer.
Quelle est votre approche sur le développement de l’emploi ?
Il y a des initiatives, souvent associatives, mais ce sont des emplois non pérennes, très dépendants des subventions. Moi, je souhaite développer l’emploi de manière privée, à travers l’entrepreneuriat, la création d’entreprises et l’installation de nouvelles entreprises à Montpellier. Ce sujet peut parler aux habitants, notamment à ceux de la Paillade, parce que chacun rêve de pouvoir gagner sa vie, fonder une famille et ne pas se retrouver sur le bord du chemin.
Quelles mesures proposez-vous en matière de sécurité ?
La mesure phare, c’est de multiplier par trois la police municipale et de passer à 650 policiers. Cette mesure serait financée par des plans de formation et par le non-renouvellement partiel de certains postes liés aux départs à la retraite, tout en créant de nouveaux postes dans la police municipale sans augmenter globalement le nombre de salariés. La police municipale, ce n’est pas seulement des agents dans la rue, mais aussi des postes administratifs. On pourrait proposer à des agents municipaux de changer de métier grâce à des plans de formation rémunérés. Les fonctionnaires sont utiles et respectables, et la ville ne pourra pas changer sans eux. On a besoin d’une fonction publique forte.
Que proposez-vous sur la question de la propreté ?
On veut revoir les contrats avec l’opérateur en place et renforcer les ramassages en les multipliant par deux. On souhaite aussi continuer à gérer le ramassage des déchets des professionnels, car le désengagement actuel oblige les entreprises à faire appel à des prestataires privés, ce qui leur coûte plus cher. Continuer à le gérer permettrait de réduire leurs dépenses.
Montpellier est historiquement une ville de gauche. Pensez-vous que votre camp puisse l’emporter ?
Oui, je pense que c’est possible. Le Rassemblement national a construit une offre sociale qui peut parler aux électeurs de gauche. On ne cherche pas une union de la droite ou de l’extrême droite, mais un vaste rassemblement qui parle aussi à des personnes de gauche. L’exemple d’Hénin-Beaumont montre que ce n’est pas une union de droite qui permet de gagner, mais un rassemblement plus large, un rassemblement patriote.
Où en êtes-vous dans la constitution de votre liste ?
On cherche avant tout des profils de compétences, pas forcément politiques. Ce n’est pas une candidature de témoignage, c’est une liste prête à gouverner. Aujourd’hui, environ 80 personnes participent à la démarche. Sur la liste, entre 50 et 55 personnes peuvent y figurer. La liste reste ouverte jusqu’au 20 février pour intégrer de nouveaux talents. On cherche à faire un vaste rassemblement qui parle aussi aux personnes de gauche.
Avez-vous le soutien du Rassemblement national pour cette candidature ?
Oui, j’ai demandé le soutien du Rassemblement national plutôt qu’une investiture. J’ai signé un document que j’ai envoyé au Rassemblement national en recommandé il y a deux jours. C’est un document en 13 points qui a été fait pour les candidats qui préfèrent un soutien plutôt qu’une investiture. Je n’ai pas eu de refus d’investiture, mais je n’en demande pas. On pense que si on veut pouvoir travailler au deuxième tour et avoir des soutiens pour remporter la mairie, une liste purement Rassemblement national serait un frein. On veut rester dans la possibilité de travailler avec des personnes de gauche, de droite ou sans étiquette.





