Hérault Tribune

Montpellier : un parvis "à hauteur d’enfants" inauguré à la Pompignane

Le parvis à hauteur d’enfants Julien-Lauprêtre, du nom de l’ancien président du Secours populaire français, a été inauguré le jeudi 8 janvier dans le quartier de la Pompignane, devant les écoles Jean-Zay et Sergueï-Prokofiev. Une cérémonie perturbée par une altercation entre le maire de Montpellier et une habitante.

par David-Loup Cassard

Publié le 9 janvier 2026 à 14h31 · Modifié le 9 janvier 2026 à 15h41

Inauguration du parvis Julien-Lauprêtre à Montpellier. © D-L.C / Hérault Tribune

Malgré les bâtiments en construction et la future place encore cachée par les travaux, le nouveau parvis Julien-Lauprêtre a été inauguré le jeudi 8 janvier. Du nom de l’ancien président du Secours populaire français, il a été créé sur l’avenue Alphonse Juin, devant les écoles Jean-Zay et Sergueï-Prokofiev. 

Hommage à Julien Lauprêtre 

"Merci, merci de donner son nom à ce lieu. Les enfants, c’était vraiment son sujet", a déclaré lors de l’inauguration Denise Lauprêtre, fille de l’ancien président du Secours populaire mort en 2019 à l’âge de 93 ans.  

Communiste engagé dans la résistance, il était notamment reconnu pour avoir séparé l’association de tout parti politique. "C’était un enfant qui n’a pas grandi avec un demi-franc d’avance, qui a travaillé jeune et qui a œuvré pour les quartiers populaires", a témoigné Henriette Steinberg, secrétaire générale du Secours populaire. "Baptiser un espace qui permet une entrée dans l’enseignement, pour les cours populaires, c’est un gage de sens et de vérité.”  

Le parvis et ses nouveautés 

Ce nouveau parvis à hauteur d’enfants, dont les travaux ont commencé au printemps 2025, a été créé afin de permettre aux élèves des écoles de circuler en sécurité. "Les gens roulaient à 70 km/h alors que c’est limité à 30 km/h. L’objectif était de faire ralentir les conducteurs et de faciliter la mobilité des enfants", a expliqué Ronan Perez, ingénieur en aménagement urbain chez Artelia, en charge du projet qui a coûté 582 000 euros.  

La création de ce parvis s’inscrit dans la politique de la Ville des "rues aux écoliers", ayant pour objectif l’apaisement et la sécurisation des abords scolaires. L’avenue dispose désormais d’un radar pédagogique, d’un passage piéton surélevé, de continuités cyclables ainsi que de stationnements vélos et de bancs. Le parvis est dorénavant végétalisé et permet l’écoulement des eaux en cas d’intempéries, ainsi que la circulation des personnes à mobilité réduite. 

"La création de ce parvis est la première étape de l’évolution de cette avenue. L’objectif final est de construire une place accueillante pour les enfants de l’autre côté de la route, en face l’école, accessible en toute sécurité”, a déclaré Michaël Delafosse, le maire de Montpellier.  

Interruption par Samira Ameur 

Mais la cérémonie a été perturbée, quelques minutes avant de dévoiler la plaque du parvis, par Samira Ameur. Cette Montpelliéraine, qui a été expulsée de son logement social, a interpellé brusquement Michaël Delafosse. Elle se plaint de diffamation et d’un non-relogement auprès du maire.

Après avoir dû quitter son logement à cause de la condamnation de son ex-conjoint, elle explique vivre désormais à la rue depuis octobre dernier avec ses trois enfants. Le plus jeune, âgé de trois ans, est scolarisé à l’école maternelle Sergueï-Prokofiev, où a été inauguré le nouveau parvis. L’altercation verbale entre Samira Ameur et Michaël Delafosse a été interrompue par les forces de l’ordre. 

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